La vérification juridique préalable est l'une des étapes les plus importantes d'une transaction d'investissement dans une start-up.
Lorsqu'un investisseur providentiel, un fonds de capital-risque, un investisseur institutionnel ou un acquéreur stratégique envisage d'investir dans une start-up turque, il souhaite généralement vérifier que l'entreprise possède légalement ce qu'elle prétend posséder et qu'il n'existe aucun risque juridique caché susceptible de nuire à l'investissement.
Une start-up peut avoir :
- croissance impressionnante des revenus,
- technologie innovante,
- des milliers de clients,
- une équipe fondatrice solide, et
- Potentiel de marché important.
Toutefois, de graves problèmes juridiques peuvent encore affecter son évaluation ou empêcher la conclusion d'un investissement.
Par exemple, un investisseur peut découvrir que :
- le code source appartient à un ancien indépendant,
- La marque est enregistrée personnellement au nom du fondateur
- Les transferts d'actions précédents n'avaient pas été correctement documentés
- un fondateur inactif détient toujours un pourcentage substantiel,
- Les employés bénéficient de promesses d'actions non documentées
- Les contrats clients importants contiennent des clauses de responsabilité illimitée
- les données personnelles sont traitées sans structure de conformité adéquate, ou
- La start-up opère dans un secteur réglementé sans l'autorisation requise.
Ces problèmes peuvent entraîner :
- fermeture retardée,
- évaluation réduite,
- garanties supplémentaires,
- obligations d'indemnisation,
- exigences de restructuration,
- accords de séquestre, ou
- l'investisseur abandonnant complètement la transaction.
C’est pourquoi la vérification préalable juridique ne doit pas être considérée comme une simple enquête menée par un investisseur.
Il convient également de le considérer comme un test permettant de déterminer si la start-up a bâti une entreprise juridiquement viable.
Ce guide explique les principaux domaines examinés lors de l'audit juridique préalable des startups en Turquie et comment les fondateurs peuvent préparer leur entreprise avant de démarcher des investisseurs.
Qu’est-ce que la diligence raisonnable juridique ?
La vérification préalable juridique est le processus par lequel un investisseur examine le statut juridique, les droits, les obligations et les risques d'une société cible avant de réaliser un investissement ou une acquisition.
L'investisseur souhaite généralement obtenir des réponses à plusieurs questions fondamentales :
- L'entreprise existe-t-elle légalement et fonctionne-t-elle correctement ?
- Qui est réellement propriétaire de l'entreprise ?
- La start-up est-elle propriétaire de sa propriété intellectuelle ?
- Existe-t-il des obligations contractuelles importantes ?
- Les employés et les fondateurs sont-ils correctement répertoriés ?
- L'entreprise est-elle conforme à la réglementation applicable ?
- Existe-t-il des poursuites judiciaires, des dettes ou des risques réglementaires ?
- La structure de l'entreprise est-elle compatible avec l'investissement proposé ?
L’analyse juridique préalable examine donc la réalité juridique qui se cache derrière le récit commercial de la start-up.
Pourquoi la diligence raisonnable est-elle importante dans les investissements en start-up ?
Un investisseur dispose généralement de beaucoup moins d'informations sur l'entreprise que les fondateurs.
Les fondateurs ont peut-être travaillé sur l'entreprise pendant plusieurs années.
L'investisseur n'a peut-être entamé les discussions que très récemment.
Cela crée un déséquilibre informationnel.
La vérification préalable permet à l'investisseur d'examiner de manière indépendante si les déclarations faites lors de la levée de fonds sont étayées par des documents.
Par exemple, un fondateur pourrait dire :
«Nous possédons l'intégralité de notre technologie.»
L'investisseur voudra voir :
- accords de cession de propriété intellectuelle du fondateur,
- contrats de travail,
- contrats de travail indépendant,
- licences de logiciels, et
- Enregistrements de propriété intellectuelle pertinents.
De même, si le fondateur dit :
« Le fondateur A détient 60 % et le fondateur B détient 40 %. »
L'investisseur vérifiera ces informations grâce aux documents de l'entreprise plutôt que de se fier uniquement à une feuille de calcul.
Quand commence la vérification préalable juridique ?
Les vérifications préalables commencent généralement après que les parties ont conclu un accord préliminaire sur les conditions d'investissement.
Un processus d'investissement classique dans une start-up peut suivre la séquence suivante :
- Discussions initiales avec les investisseurs
- Présentation et analyse financière
- négociations préliminaires d'évaluation
- Fiche de conditions
- Exclusivité
- vérification préalable juridique
- diligence raisonnable financière et fiscale
- négociations relatives aux documents d'investissement
- conditions préalables
- Clôture
Cependant, la séquence peut varier.
Certains investisseurs effectuent des vérifications préalables limitées avant d'émettre une lettre d'intention.
D'autres signent d'abord une lettre d'intention conditionnelle et effectuent ensuite un examen détaillé.
Qu’est-ce qu’une liste de demandes de vérification préalable juridique ?
Les avocats de l'investisseur envoient généralement à la start-up une liste de demandes de vérification préalable.
Ce document identifie les éléments que la start-up doit fournir.
La liste peut demander des documents concernant :
- structure d'entreprise,
- actionnaires,
- financement,
- propriété intellectuelle,
- employés,
- contrats commerciaux,
- litige,
- imposition,
- protection des données,
- conformité réglementaire,
- immobilier,
- assurance, et
- transactions entre parties liées.
La start-up télécharge généralement ces documents dans une salle de données virtuelle.
Qu'est-ce qu'une salle de données virtuelle ?
Une salle de données virtuelle, communément appelée VDR, est un environnement numérique sécurisé utilisé pour organiser les documents de transaction.
La salle de données peut contenir des dossiers tels que :
1. Entreprise
- statuts,
- documents d'inscription au registre du commerce,
- registres des actionnaires,
- résolutions du conseil d'administration,
- Résolutions de l'assemblée générale.
2. Financement
- accords d'investissement antérieurs,
- prêts aux actionnaires,
- instruments convertibles,
- accords d'option.
3. Propriété intellectuelle
- marques déposées,
- brevets,
- contrats de logiciels,
- Attribution des adresses IP.
4. Emploi
- contrats de travail,
- contrats de consultant,
- accords de confidentialité.
5. Contrats commerciaux
- contrats clients,
- accords avec les fournisseurs,
- accords de partenariat.
6. Réglementation
- licences,
- permis,
- Correspondance réglementaire.
7. Litiges
- poursuites judiciaires,
- procédures d'exécution,
- Enquêtes administratives.
Des salles de données bien organisées peuvent améliorer considérablement le processus d'investissement.
Pourquoi les fondateurs doivent se préparer avant de lever des fonds
Nombreux sont les fondateurs qui attendent qu'un investisseur demande des documents avant d'examiner la situation juridique de leur entreprise.
Cela crée une pression inutile.
Supposons qu'un investisseur souhaite conclure la transaction dans un délai de six semaines.
Lors de son analyse préalable, la start-up découvre que :
- la marque appartient personnellement à un fondateur,
- Les anciens indépendants n'ont jamais signé de cessions de propriété intellectuelle
- Plusieurs résolutions du conseil d'administration sont manquantes
- un conseiller revendique 3 % des parts,
- Un ancien prêt convertible n'a jamais été correctement documenté.
Corriger ces problèmes pendant le processus d'investissement peut retarder considérablement la conclusion de l'opération.
Les startups devraient donc envisager de réaliser un audit juridique interne préalable à tout investissement avant d'entamer une levée de fonds importante.
1. Diligence raisonnable de l'entreprise
La documentation d'entreprise est généralement le premier élément examiné.
L'investisseur doit vérifier que l'entreprise :
- a été valablement constituée,
- demeure juridiquement actif,
- possède une propriété d'actions dûment documentée,
- a tenu des registres sociaux, et
- possède des structures d'autorité valides.
L'examen peut comprendre :
- statuts,
- documents de constitution,
- registres du commerce,
- Annonces du Journal officiel du registre du commerce turc,
- registre des actions,
- liste des actionnaires,
- certificats d'actions,
- résolutions du conseil d'administration,
- résolutions de l'assemblée générale,
- autorités de signature,
- documentation relative à l'augmentation de capital et
- modifications des statuts.
Vérification du tableau de capitalisation
L'investisseur comparera le tableau de capitalisation de la start-up avec les documents officiels de l'entreprise.
Par exemple, les fondateurs peuvent présenter :
Fondateur A : 55 % ;
Fondateur B : 35 %
; Investisseur providentiel : 10 %
L'investisseur vérifiera si ces pourcentages correspondent à :
- capital social,
- registres des actions,
- transferts d'actions,
- augmentations de capital et
- résolutions d'entreprise.
Toute incohérence peut engendrer un grave problème de diligence raisonnable.
Promesses d'équité informelles
Un problème courant chez les startups est celui des promesses de participation au capital non documentées.
Par exemple:
« Nous avions promis 3 % à notre ancien directeur technique. »
ou:
« Notre conseiller est censé recevoir 1 % après le prochain tour de table. »
L'investisseur demandera :
- Les actions ont-elles été émises légalement ?
- Existe-t-il une obligation contractuelle contraignante ?
- Ce pourcentage est-il avant ou après investissement ?
- Les actions sont-elles soumises à une période d'acquisition ?
- Le nouvel investisseur verra-t-il sa participation diluée ?
Chaque promesse informelle de participation au capital peut affecter la véritable capitalisation de la startup.
Les fondateurs devraient éviter de promettre des pourcentages à la légère.
Actions du fondateur
Les conseillers des investisseurs peuvent examiner :
- comment les parts des fondateurs ont été acquises,
- si les engagements de capitaux ont été honorés,
- que les actions des fondateurs soient soumises à une période d'acquisition,
- si un fondateur est parti,
- que les actions soient nanties ou grevées, et
- que des conflits entre fondateurs existent.
Les participations importantes détenues par des fondateurs inactifs sont particulièrement préoccupantes.
Transferts d'actions
Les transferts d'actions antérieurs doivent être examinés attentivement.
L'investisseur peut examiner si :
- Les documents de transfert existent
- Les autorisations requises ont été obtenues
- Les registres des actions ont été mis à jour
- Les conséquences fiscales ont été prises en compte, et
- Les formalités corporatives requises ont été accomplies.
Des transferts d'actions antérieurs incorrects peuvent créer une incertitude quant à la propriété actuelle.
Augmentations de capital
Si la start-up a déjà levé des fonds propres, l'investisseur peut vérifier si chaque augmentation de capital a été correctement mise en œuvre.
Cela peut inclure :
- résolutions de l'assemblée générale,
- décisions du conseil d'administration,
- engagements d'abonnement,
- droits de préemption,
- paiements de capital,
- dépôts au registre du commerce et des sociétés, et
- modifications apportées aux registres de l'entreprise.
La signature d'un accord d'investissement ne signifie pas nécessairement que l'augmentation de capital de l'entreprise a été légalement réalisée.
2. Accords des fondateurs
Les relations entre les fondateurs sont particulièrement importantes lors de l'analyse préalable d'une startup.
L'investisseur peut demander :
- Accord des fondateurs,
- Convention des actionnaires,
- accords d'acquisition,
- contrats de travail des fondateurs,
- Cessions de propriété intellectuelle du fondateur,
- les clauses de non-concurrence, et
- accords de prêt aux fondateurs.
L'investisseur souhaite savoir si l'équipe fondatrice est juridiquement stable.
Acquisition des droits des fondateurs
Un investisseur peut demander :
- Les actions du fondateur sont-elles acquises ?
- Que se passe-t-il si un fondateur quitte le navire ?
- Existe-t-il un mécanisme d'acquisition inversée ?
- Existe-t-il une structure « bons partants/mauvais partants » ?
- Qui peut acquérir des actions non acquises ?
Si les fondateurs détiennent une part importante et inconditionnelle du capital, l'investisseur peut exiger de nouveaux accords d'acquisition progressive comme condition d'investissement.
Fondateurs disparus
Le départ d'un fondateur peut engendrer des risques importants.
Supposer:
Fondateurs actifs : 60 %
Ancien fondateur : 30 %
Investisseur providentiel : 10 %
L'ancien fondateur ne contribue plus à l'entreprise.
Un investisseur pourrait considérer cette participation de 30 % comme un actif mort problématique.
Ce nouvel investissement pourrait donc être conditionné à une restructuration de la participation de l'ancien fondateur.
Conflits entre fondateurs
Les investisseurs n'apprécient généralement pas les conflits non résolus entre actionnaires.
Les signaux d'alerte peuvent inclure :
- litige en cours entre les fondateurs,
- propriété contestée des actions,
- revendications relatives à la propriété intellectuelle,
- droits de gestion contestés,
- refus d'approuver les résolutions de l'entreprise, ou
- allégations de mauvaise conduite.
Les conflits entre fondateurs peuvent rendre la gouvernance future imprévisible.
3. Diligence raisonnable en matière de propriété intellectuelle
Pour les startups technologiques, la vérification préalable en matière de propriété intellectuelle peut constituer la partie la plus importante de l'ensemble de l'examen juridique.
La question centrale est :
La start-up possède-t-elle ou contrôle-t-elle légalement la technologie nécessaire à son fonctionnement ?
L'investisseur peut examiner :
- logiciel,
- code source,
- algorithmes,
- marques déposées,
- brevets,
- dessins,
- bases de données,
- noms de domaine,
- documents techniques,
- contenu exclusif et
- secrets commerciaux.
Logiciel créé par le fondateur
De nombreuses startups développent leur produit avant de se constituer en société.
Par exemple, le fondateur technique peut écrire lui-même la première version du logiciel.
La start-up est constituée en société ultérieurement.
L'investisseur demandera si le fondateur a transféré les droits pertinents à la société.
En l'absence de transfert valide, la start-up risque de ne pas contrôler pleinement sa technologie de base.
Propriété intellectuelle créée par les employés
Les contrats de travail doivent contenir des dispositions appropriées en matière de propriété intellectuelle, le cas échéant.
L'investisseur peut examiner si :
- Les développeurs de logiciels sont des employés,
- Les contrats identifient les droits de propriété intellectuelle
- Des obligations de confidentialité existent, et
- La start-up possède des droits légaux sur la technologie créée par ses employés.
Un contrat de travail générique ne fournit pas toujours suffisamment de clarté pour les entreprises technologiques de pointe.
Freelancer IP
Les travailleurs indépendants représentent l'un des risques les plus courants en matière de propriété intellectuelle pour les startups.
Une start-up peut faire appel à un développeur externe pour créer des logiciels critiques.
L'entreprise règle la facture.
Le fondateur suppose que la start-up est désormais propriétaire de tout.
Cette hypothèse est peut-être erronée.
Le contrat de travailleur indépendant doit clairement aborder les points suivants :
- possession,
- transfert ou concession de droits,
- code source,
- œuvres dérivées,
- documents tiers,
- confidentialité et
- utilisation future.
En l'absence d'accords appropriés, l'investisseur peut exiger des cessions de propriété intellectuelle rétroactives avant la clôture de l'opération.
Logiciel libre
Presque toutes les start-ups technologiques utilisent des logiciels libres.
Ce n'est pas automatiquement un problème.
Cependant, les licences open source peuvent imposer des conditions.
L'investisseur pourrait vouloir comprendre :
- quels composants open source sont utilisés,
- Quelles licences sont applicables ?
- qu'il existe des obligations de divulgation des sources,
- si les logiciels propriétaires sont affectés, et
- si les exigences en matière d'attribution ont été respectées.
Les licences copyleft strictes peuvent soulever des problèmes particuliers selon la manière dont le logiciel a été intégré.
Propriété de la marque
L'investisseur peut rechercher si :
- L'entreprise est propriétaire de la marque de la start-up
- Des demandes de marques existent,
- Les marques de commerce sont enregistrées dans les classes pertinentes
- Les enregistrements sont au nom personnel des fondateurs, et
- Il existe des risques de violation de droits par des tiers.
Le fait qu'un fondateur possède personnellement la marque principale de la startup peut constituer un signal d'alarme lors d'une vérification préalable.
Noms de domaine
Les investisseurs peuvent également vérifier la propriété et le contrôle de :
- noms de domaine principaux,
- domaines de produits,
- comptes de médias sociaux, et
- autres actifs numériques critiques.
Une start-up devrait éviter de dépendre d'enregistrements de noms de domaine contrôlés exclusivement par le biais du compte personnel d'un fondateur décédé.
droits de brevet
Les jeunes entreprises spécialisées dans les technologies de pointe, les biotechnologies et l'ingénierie peuvent être soumises à un examen de brevets.
L'investisseur peut examiner :
- demandes de brevet,
- brevets déposés,
- inventeur,
- devoirs,
- juridictions,
- frais d'entretien,
- accords de licence et
- risques de contrefaçon.
L'investisseur peut également vérifier si la technologie relève effectivement du champ d'application des brevets revendiqués par la société.
4. Vérification préalable des contrats commerciaux
Les investisseurs doivent comprendre les relations contractuelles de la startup.
L'entreprise peut être tenue de fournir ses informations les plus importantes :
- contrats clients,
- accords SaaS,
- contrats fournisseurs,
- accords de distribution,
- accords de licence,
- accords de revendeurs,
- accords de partenariat,
- contrats de services cloud et
- contrats de coopération stratégique.
Contrats clients relatifs aux matériaux
Les contrats clients importants peuvent être déterminants pour l'évaluation.
L'investisseur peut examiner :
- durée du contrat,
- renouvellement,
- droits de résiliation,
- tarification,
- exclusivité,
- garanties,
- niveaux de service,
- limites de responsabilité,
- indemnités,
- dispositions relatives à la propriété intellectuelle et
- clauses de changement de contrôle.
Une start-up affichant des revenus récurrents substantiels peut s'avérer moins attrayante si ses clients peuvent résilier tous leurs contrats immédiatement sans pénalité.
Clauses de changement de contrôle
Certains contrats contiennent des clauses qui s'activent en cas de changement de contrôle de la start-up.
Par exemple, un client important peut avoir le droit de résilier le contrat si :
- l'entreprise est acquise,
- changements de propriété au-delà d'un certain seuil, ou
- un concurrent devient actionnaire.
Ces clauses revêtent une importance particulière dans les opérations d'investissement et d'acquisition stratégiques.
Restrictions relatives aux affectations
Les contrats peuvent interdire le transfert de droits contractuels sans consentement.
Cela peut avoir son importance pendant :
- fusions,
- réorganisations,
- ventes d'actifs et
- Restructuration d'entreprise.
L'investisseur examinera si l'investissement proposé entraîne une obligation de consentement.
Responsabilité illimitée
Les fondateurs de startups signent souvent des contrats clients précoces sans négocier soigneusement les clauses de responsabilité.
Le contrat peut imposer :
- dommages illimités,
- large indemnité,
- responsabilité illimitée en matière de cybersécurité, ou
- Pénalités contractuelles excessives.
Ces obligations peuvent être disproportionnées par rapport aux revenus de la start-up.
Un investisseur peut considérer de tels contrats comme des passifs importants.
Clauses du client le plus favorisé
Certains clients entreprises négocient des clauses exigeant que la start-up leur propose des conditions au moins aussi favorables que celles offertes aux autres clients.
Ces clauses peuvent affecter la flexibilité des prix et les marges.
Les investisseurs peuvent donc les examiner attentivement.
Exclusivité
Une start-up peut également avoir accordé :
- exclusivité territoriale,
- exclusivité client,
- exclusivité technologique, ou
- exclusivité de distribution.
Une exclusivité trop large peut restreindre les opportunités de croissance et réduire la valeur de l'entreprise.
5. Vérification préalable de l'emploi
Les employés peuvent représenter l'un des atouts les plus importants, mais aussi l'un des passifs potentiels, d'une start-up.
L'investisseur peut examiner :
- contrats de travail,
- compensation,
- contrats de la haute direction,
- modalités de travail à distance,
- confidentialité,
- dispositions relatives à la propriété intellectuelle,
- conflits entre employés,
- historique des licenciements, et
- Conformité aux normes de sécurité sociale.
Employés clés
Certains employés peuvent être essentiels à la réussite de la start-up.
Exemples :
- CTO,
- ingénieurs principaux,
- chefs de produit,
- cadres commerciaux,
- spécialistes de la réglementation.
L'investisseur peut enquêter pour savoir si ces personnes :
- ont des contrats valides,
- sont soumises à la confidentialité,
- sont soumises aux dispositions appropriées en matière de propriété intellectuelle,
- ont des options et
- sont susceptibles de subsister après l'investissement.
Risque lié au travail indépendant ou à l'emploi
Certaines startups classent leur personnel permanent comme des travailleurs indépendants.
L'investisseur peut vérifier si la relation réelle s'apparente à une relation de travail.
Les facteurs pertinents peuvent inclure :
- travail continu,
- dépendance organisationnelle,
- instructions de gestion,
- heures de travail,
- exclusivité,
- équipement et
- dépendance économique.
Une mauvaise classification peut potentiellement engendrer des problèmes d'emploi et de sécurité sociale.
Réclamations des employés
La start-up devrait divulguer :
- poursuites judiciaires en matière d'emploi,
- revendications menaçantes,
- salaires impayés,
- litiges liés à la résiliation,
- accidents du travail et
- autres questions matérielles relatives aux employés.
Tenter de dissimuler des conflits du travail connus peut engendrer ultérieurement des responsabilités en matière de garantie.
Équité des employés
Les investisseurs peuvent examiner les actions promises aux employés.
L'examen peut comprendre :
- Documents ESOP,
- accords d'option,
- calendriers d'acquisition,
- plans d'actions fantômes,
- dispositifs de primes, et
- engagements informels.
La participation des employés au capital doit correspondre au tableau de capitalisation.
6. Diligence raisonnable en matière de protection des données
La protection des données est particulièrement importante pour les entreprises numériques.
Les startups peuvent traiter :
- noms des clients,
- adresses e-mail,
- numéros de téléphone,
- informations de paiement,
- comportement de l'utilisateur,
- informations de localisation,
- dossiers des employés,
- informations biométriques, ou
- autres données personnelles.
Une start-up turque pourrait devoir prendre en compte la conformité à la loi n° 6698 sur la protection des données personnelles et aux exigences connexes.
En fonction des opérations internationales, d'autres réglementations telles que le RGPD peuvent également être pertinentes.
Cartographie des données
L'investisseur peut demander :
- Quelles données personnelles l'entreprise collecte-t-elle ?
- Pourquoi est-ce traité ?
- Où est-il stocké ?
- Qui le reçoit ?
- Combien de temps est-il conservé ?
- Les données sont-elles transférées hors de Turquie ?
Une start-up incapable de répondre à ces questions fondamentales peut avoir une structure de conformité en matière de protection de la vie privée immature.
Avis de confidentialité
L'entreprise pourrait être tenue de fournir les documents de transparence appropriés concernant :
- clients,
- visiteurs du site web,
- employés,
- utilisateurs de l'application et
- autres personnes concernées.
Les politiques de confidentialité étrangères génériques peuvent ne pas répondre adéquatement aux exigences turques.
Transferts internationaux de données
Les startups technologiques font fréquemment appel à des prestataires de services étrangers pour :
- hébergement cloud,
- CRM,
- analytique,
- assistance clientèle,
- e-mail,
- outils d'IA et
- gestion de projet.
Cela peut impliquer des transferts internationaux de données personnelles.
L'investisseur peut vérifier si la start-up a mis en place un mécanisme de transfert légal approprié.
Fuites de données
Tout incident antérieur relatif à la cybersécurité ou aux données personnelles doit être examiné.
L'investisseur peut demander :
- Des données clients ont-elles fuité ?
- Une notification réglementaire était-elle requise ?
- Les utilisateurs concernés ont-ils été informés ?
- Quelles mesures correctives ont été mises en œuvre ?
Les incidents graves de cybersécurité peuvent avoir un impact significatif sur l'évaluation.
7. Diligence raisonnable réglementaire
Toutes les startups n'opèrent pas dans un environnement non réglementé.
Certaines entreprises ont besoin de licences, d'approbations ou de se conformer à des réglementations spécifiques à leur secteur.
Par exemple, des startups opérant dans les secteurs suivants :
- fintech,
- services de paiement,
- monnaie électronique,
- actifs crypto,
- assurance,
- soins de santé,
- télécommunications,
- énergie,
- transport et
- certaines activités financières.
Le test du modèle d'entreprise réglementaire
Les avocats de l'investisseur peuvent analyser le modèle économique réel plutôt que la terminologie utilisée par la start-up.
Une entreprise se présentant comme une « plateforme technologique » peut néanmoins exercer une activité réglementée.
Par exemple, l'analyse juridique peut poser les questions suivantes :
- Qui détient l'argent des clients ?
- Qui initie les paiements ?
- Qui effectue le transfert ?
- Qui fournit le service financier ?
- Qui supporte le risque ?
Qualifier un service réglementé de « logiciel » ne supprime pas nécessairement les exigences d'autorisation.
Permis manquants
L'absence d'une licence peut constituer un problème majeur pour les investissements.
L'investisseur peut exiger :
- obtenir l'autorisation avant la fermeture,
- restructuration du modèle économique,
- limitant les opérations, ou
- indemnisation spécifique.
Dans les cas les plus graves, l'investisseur peut abandonner la transaction.
8. Diligence raisonnable en matière de litiges et de différends
La start-up doit divulguer les litiges importants.
Cela peut inclure :
- poursuites judiciaires,
- procédure d'arbitrage,
- procédures d'exécution,
- enquêtes administratives,
- procédures réglementaires,
- litiges en matière de propriété intellectuelle,
- réclamations des clients,
- réclamations des employés et
- Conflits entre fondateurs.
L'investisseur évaluera :
- exposition financière,
- probabilité de perte,
- impact sur la réputation, et
- conséquences opérationnelles.
Réclamations menacées
La diligence raisonnable ne se limite pas aux poursuites judiciaires intentées.
L'investisseur peut également demander des détails sur :
- lettres de mise en demeure,
- notifications officielles,
- menace de poursuites judiciaires,
- correspondance réglementaire et
- litiges contractuels non résolus.
Une plainte sérieuse ne devient pas sans objet simplement parce que la procédure judiciaire n'a pas encore commencé.
9. Financement et vérification préalable de la dette
L'investisseur voudra comprendre les obligations financières existantes de la start-up.
Les documents peuvent inclure :
- prêts bancaires,
- prêts aux actionnaires,
- prêts convertibles,
- billets à ordre,
- accords de sécurité,
- garanties,
- contrats de location et
- facilités de crédit.
Prêts aux fondateurs
Les fondateurs financent souvent l'entreprise personnellement durant sa phase initiale.
Ces montants doivent être documentés.
L'investisseur demandera si l'argent représente :
- capital versé,
- prêt d'actionnaire,
- financement convertible, ou
- frais remboursables.
Un financement flou du fondateur peut engendrer des litiges concernant le remboursement.
Instruments convertibles
Les instruments convertibles en circulation sont particulièrement importants car ils peuvent avoir une incidence sur le tableau de capitalisation.
L'investisseur peut examiner :
- montant principal,
- plafond d'évaluation,
- rabais,
- maturité,
- intérêt,
- événements de conversion, et
- droits des investisseurs.
Plusieurs petits investissements convertibles peuvent entraîner une dilution substantielle lors du prochain tour de financement.
sûretés
L'investisseur peut également déterminer si les actifs de la start-up sont soumis à :
- promesses,
- hypothèques,
- sécurité bancaire,
- les promesses de partage, ou
- autres charges.
Si des droits de propriété intellectuelle essentiels ont été mis en gage auprès d'un prêteur, l'investisseur peut prendre ces éléments en considération.
10. Diligence fiscale
Bien que les vérifications fiscales soient souvent effectuées par des conseillers fiscaux distincts, les vérifications juridiques et l'examen fiscal se chevauchent fréquemment.
Les domaines potentiels comprennent :
- impôt sur les sociétés,
- T.V.A,
- obligations de retenue,
- cotisations sociales,
- prix de transfert,
- litiges fiscaux,
- paiements transfrontaliers et
- documents historiques.
Des dettes fiscales importantes impayées peuvent affecter la structure des investissements.
Structures de startups transfrontalières
Une start-up peut avoir :
- une société d'exploitation turque,
- une société holding étrangère,
- filiales étrangères,
- accords de services entre parties liées.
L'investisseur peut examiner :
- prix de transfert,
- licences de propriété intellectuelle,
- frais de gestion,
- prêts interentreprises et
- substance économique.
Les structures internationales doivent avoir une justification commerciale et fiscale légitime.
11. Diligence raisonnable en matière de droit de la concurrence
Le droit de la concurrence peut devenir pertinent lorsque la start-up :
- possède un pouvoir de marché important,
- l'exclusivité des usages,
- participe aux accords de tarification,
- partage des informations commercialement sensibles,
- exploite une place de marché, ou
- conclut des accords restrictifs.
Les investisseurs peuvent également évaluer si l'investissement proposé soulève des questions de contrôle des concentrations, en fonction de la transaction et des seuils applicables.
Informations sur les concurrents
Les startups doivent faire preuve de prudence lorsqu'il s'agit d'échanger des informations commercialement sensibles avec des investisseurs stratégiques qui sont également des concurrents.
Les procédures de partage d'informations peuvent devoir être restreintes pendant la période de vérification préalable.
Des équipes dédiées ou un accès contrôlé aux données peuvent être appropriés pour les transactions sensibles.
12. Diligence raisonnable en matière de droit de la consommation
Les startups B2C peuvent être soumises à des obligations en matière de protection des consommateurs.
L'investisseur peut examiner :
- accords de vente à distance,
- conditions d'abonnement,
- pratiques de remboursement,
- droits de retrait,
- informations sur les prix,
- paiements récurrents,
- clauses contractuelles abusives, et
- Réclamations des clients.
Une start-up comptant des milliers de consommateurs peut s'exposer à des risques juridiques importants en raison d'un parcours client non conforme.
Renouvellements automatiques
Les startups par abonnement devraient accorder une attention particulière à :
- conditions de renouvellement,
- annulation,
- changements de prix,
- avis aux consommateurs, et
- autorisation de paiement.
Des pratiques d'abonnement agressives peuvent engendrer des risques réglementaires et de réputation.
13. Diligence raisonnable en matière de commerce électronique
Les entreprises de commerce électronique peuvent être soumises à des exigences spécifiques selon que la start-up agisse en tant que :
- vendeur,
- marché,
- fournisseur de services intermédiaires, ou
- Plateforme de commerce électronique.
L'investisseur peut examiner :
- conditions de la plateforme,
- contrats de vente,
- informations destinées aux clients,
- pratiques publicitaires et
- Inscriptions réglementaires, le cas échéant.
14. Immobilier et questions de bureaux
Le cas échéant, l'investisseur peut examiner :
- baux de bureaux,
- baux d'entrepôts,
- titres de propriété,
- sous-locations,
- dépôts,
- droits de résiliation et
- périodes de renouvellement.
Pour une start-up numérique, cela peut être relativement mineur.
Pour les jeunes entreprises des secteurs de la logistique, de la fabrication ou du commerce de détail, les droits de propriété peuvent avoir une importance commerciale considérable.
15. Assurance
L'investisseur peut vérifier si l'entreprise dispose d'une assurance appropriée.
Selon l'activité, cela peut inclure :
- responsabilité professionnelle,
- assurance cybernétique,
- assurance responsabilité civile des dirigeants et administrateurs
- responsabilité du produit, ou
- assurance habitation.
L'absence d'assurance appropriée n'empêche pas nécessairement un investissement, mais elle peut devenir une exigence après la clôture de la transaction.
16. Opérations entre parties liées
Les transactions entre la start-up et ses fondateurs ou leurs sociétés apparentées font souvent l'objet d'un examen approfondi.
Exemples :
- bureau loué à un fondateur,
- services de conseil achetés auprès d'une entreprise fondée par son créateur,
- prêts aux fondateurs,
- Propriété intellectuelle concédée sous licence par un fondateur,
- paiements aux membres de la famille.
L'investisseur souhaite déterminer si ces arrangements sont :
- commercialement raisonnable,
- dûment approuvé,
- documenté, et
- à distance de bras.
Les transactions non divulguées entre parties liées peuvent nuire à la confiance des investisseurs.
17. Lutte contre la corruption et conformité
Les entreprises ayant des activités en contact direct avec les gouvernements, des opérations internationales ou une clientèle de grandes entreprises peuvent faire l'objet d'un contrôle de conformité renforcé.
Les investisseurs peuvent poser des questions sur :
- cadeaux,
- commissions,
- agents,
- consultants,
- marchés publics,
- relations gouvernementales et
- politiques anticorruption.
Les paiements suspects effectués par des intermédiaires peuvent engendrer des risques juridiques et de réputation considérables.
18. Respect des sanctions
Les startups opérant à l'international pourraient devoir prendre en compte les restrictions liées aux sanctions.
Cela peut s'avérer particulièrement pertinent lorsque l'entreprise :
- reçoit des paiements internationaux,
- travaille avec des clients étrangers,
- technologies d'exportation,
- exploite des services de cryptomonnaies, ou
- compte des utilisateurs dans des juridictions sanctionnées.
Les investisseurs peuvent vérifier si l'entreprise dispose de procédures de conformité appropriées.
19. Signaux d'alerte en matière de vérification préalable juridique
Certains sujets attirent fréquemment l'attention des investisseurs.
Tableau de capitalisation imprécis
Il est impossible de vérifier la véritable structure de propriété de l'entreprise.
Fondateur inactif détenant une participation importante
Des capitaux morts importants demeurent au tableau de capitalisation.
Acquisition manquante du fondateur
Les fondateurs peuvent se retirer immédiatement tout en conservant d'importantes participations.
Propriété intellectuelle détenue à titre personnel
La startup ne possède pas les technologies de base ni les marques déposées.
Problèmes de propriété intellectuelle des travailleurs indépendants
Du code source critique a été créé sans accords appropriés.
Équité informelle des employés
Des employés ou des conseillers détiennent des parts non documentées.
Risque réglementaire
L'entreprise peut avoir besoin d'une licence qu'elle ne possède pas.
Responsabilité client illimitée
Les contrats importants exposent l'entreprise à des réclamations disproportionnées.
Problèmes de protection des données
Les pratiques en matière de données personnelles n'ont pas été encadrées juridiquement.
Défauts historiques des entreprises
Les transferts d'actions et les augmentations de capital sont incomplets.
Litiges graves
Les réclamations matérielles pourraient menacer les finances de l'entreprise.
Conflit fondateur
Les actionnaires sont déjà en profond désaccord.
Tous les signaux d'alerte n'entraînent pas forcément l'annulation d'une transaction.
Mais chacun d'eux peut avoir une incidence sur les conditions d'investissement.
Que se passe-t-il lorsque la vérification préalable révèle un problème ?
L'investisseur dispose de plusieurs réponses possibles.
L'investisseur peut :
- demander à la startup de corriger le problème avant de fermer,
- réduire la valorisation,
- demander des garanties supplémentaires,
- demander une indemnisation spécifique,
- modifier les droits de gouvernance,
- conserver une partie du prix d'achat,
- restructurer l'investissement, ou
- Mettre fin aux négociations.
La gravité de la réponse dépend du risque.
Conditions préalables
Les problèmes découverts lors des vérifications préalables peuvent devenir des conditions préalables à la conclusion de la transaction.
Exemples :
- transférer la marque à la société,
- obtention des attributions de propriété intellectuelle manquantes,
- transformer la société en A.Ş.,
- correction du tableau de capitalisation,
- résoudre un conflit entre fondateurs,
- obtenir un permis réglementaire,
- résilier un contrat défavorable, ou
- Mise à jour des dossiers de l'entreprise.
L'investisseur ne conclut pas la transaction tant que la condition n'est pas remplie.
Engagements postérieurs à la clôture
Certains problèmes n'ont pas besoin d'être résolus avant la clôture.
En revanche, la start-up peut accepter de les corriger dans un délai déterminé ultérieurement.
On les appelle souvent engagements postérieurs à la clôture.
Par exemple:
La société procédera à l'enregistrement de la marque dans les 90 jours suivant la clôture.
La qualification d'un problème comme étant antérieur ou postérieur à la clôture dépend de son importance matérielle.
Déclarations et garanties
La diligence raisonnable et les garanties sont étroitement liées.
L'investisseur peut exiger de la société et de ses fondateurs qu'ils confirment des déclarations telles que :
- la société est valablement constituée,
- La mise en majuscules est correcte
- La propriété intellectuelle est légitimement détenue
- Il n'y a pas de litige non divulgué,
- Les impôts ont été payés
- Les contrats matériels sont valides,
- Les exigences réglementaires sont satisfaites.
Si ces déclarations s'avèrent fausses par la suite, l'investisseur pourra faire valoir ses recours contractuels.
Lettre de divulgation
La start-up peut assortir ses garanties d'un processus de divulgation.
Supposons que l'accord d'investissement stipule :
« La société n'est pas impliquée dans un litige. »
Cependant, la start-up fait face à un procès en cours concernant son emploi.
L'entreprise peut divulguer l'existence de la poursuite en détail.
L'investisseur signe alors la transaction en connaissance de cause.
Une divulgation appropriée peut réduire considérablement les litiges futurs en matière de garantie.
Indemnités
Un investisseur peut demander une indemnisation spécifique lorsqu'une vérification préalable révèle un risque connu.
Par exemple:
- en attente d'évaluation fiscale,
- Litige en matière de propriété intellectuelle,
- allégation d'un ancien employé,
- Enquête réglementaire.
L'accord peut prévoir que les fondateurs ou la société indemnisent l'investisseur si le risque identifié se concrétise.
Les indemnités doivent être négociées avec soin.
La vérification préalable juridique peut-elle influencer l'évaluation ?
Oui.
Supposons que les parties s'accordent initialement sur une évaluation de 15 millions de dollars américains.
Une vérification préalable révèle :
- La start-up ne possède pas de logiciels clés
- Le client le plus important peut résilier immédiatement
- Un ancien fondateur revendique 15 % de la société.
L'investisseur peut en conclure que l'entreprise est plus risquée qu'initialement prévu.
L'investisseur peut donc proposer :
- évaluation plus basse,
- actions supplémentaires,
- préférence de liquidation plus forte,
- restructuration, ou
- Fermeture retardée.
La qualité juridique peut donc avoir un impact direct sur la valeur commerciale.
Une startup peut-elle échouer à son audit préalable ?
Il n'existe pas de règle formelle de réussite/échec.
La diligence raisonnable est une évaluation des risques.
Une start-up peut rencontrer des problèmes juridiques et malgré tout recevoir des investissements.
Les questions pertinentes sont les suivantes :
- Quelle est la gravité du problème ?
- Peut-on le corriger ?
- Quel est le coût de la remise en état ?
- Cela menace-t-il le modèle économique ?
- Cela aura-t-il une incidence sur les futures collectes de fonds ?
- Le fondateur est-il transparent à ce sujet ?
Les investisseurs sont souvent plus préoccupés par les problèmes non divulgués que par les risques divulgués et gérables.
Transparence lors des vérifications préalables
Les fondateurs devraient éviter de dissimuler les problèmes matériels.
Si l'investisseur découvre par la suite que les fondateurs ont délibérément dissimulé :
- litige,
- obligations fiscales,
- conflits entre fondateurs,
- problèmes de propriété intellectuelle, ou
- enquêtes réglementaires,
La confiance risque de s'effondrer.
Cela peut également donner lieu à des réclamations liées à la garantie ou à la fraude, selon les circonstances.
La diligence raisonnable doit donc être abordée de manière transparente.
Préparer une start-up à une vérification préalable
Une start-up qui se prépare à lever des fonds devrait idéalement franchir plusieurs étapes.
Nettoyer la table des chapeaux
Vérifiez que les registres de l'entreprise reflètent la propriété réelle.
Examiner les accords des fondateurs
Veillez à ce que les droits des fondateurs, les règles d'acquisition et les modalités de départ soient clairement définies.
Transfert de propriété intellectuelle
La propriété intellectuelle essentielle doit appartenir à l'entreprise ou être contrôlée de manière sécurisée par elle.
Examiner les contrats des travailleurs indépendants
Se procurer les travaux manquants, le cas échéant.
Enregistrez les marques importantes
La propriété de la marque doit être clairement établie.
Examiner la documentation des employés
S'assurer que les principaux accords de travail et de confidentialité sont en place.
Documents de révision des contrats clients
Identifier les clauses de responsabilité ou de résiliation inhabituelles.
Traitement des données cartographiques
Comprendre les flux de données personnelles.
Examiner les exigences réglementaires
Vérifiez si des licences sont nécessaires.
Organiser les archives de l'entreprise
Les décisions du conseil d'administration et des actionnaires devraient être finalisées.
Identifier les litiges
Préparez des résumés précis.
Examiner le financement en cours
Les obligations convertibles et les prêts aux fondateurs doivent être documentés.
Liste de vérification de diligence raisonnable juridique pour les startups
Avant d'ouvrir une salle de données, les fondateurs doivent se demander s'ils peuvent fournir une documentation concernant :
- incorporation,
- statuts,
- registres du commerce,
- actionnaires,
- tableau de capitalisation,
- registre des actions,
- augmentations de capital,
- transferts d'actions,
- acquisition des droits du fondateur,
- accords d'actionnaires,
- accords d'investissement,
- financement convertible,
- prêts aux actionnaires,
- résolutions du conseil d'administration,
- résolutions de l'assemblée générale,
- propriété intellectuelle,
- propriété du logiciel,
- propriété intellectuelle de travailleur indépendant,
- marques déposées,
- brevets,
- domaines,
- logiciel libre,
- employés,
- consultants,
- actions des employés,
- contrats clients,
- contrats fournisseurs,
- accords de licence,
- litige,
- procédures d'exécution,
- licences réglementaires,
- protection des données,
- cybersécurité,
- conformité des consommateurs,
- litiges fiscaux,
- transactions entre parties liées,
- assurance, et
- passifs matériels.
La liste précise varie selon la start-up.
Diligence raisonnable pour une jeune entreprise
Une startup en phase de pré-amorçage peut avoir relativement peu de documents.
L'investisseur peut se concentrer principalement sur :
- propriété du fondateur,
- IP,
- incorporation,
- engagements du fondateur,
- droits d'investissement précoces et
- faisabilité réglementaire.
L'examen peut donc être relativement limité.
Cependant, les questions fondamentales restent importantes.
Une start-up sans revenus peut tout de même rencontrer un problème fatal de propriété intellectuelle.
Diligence raisonnable pour une startup de série A
Une société de série A peut avoir :
- des dizaines d'employés,
- des centaines de contrats,
- données personnelles substantielles,
- investisseurs précédents,
- opérations à l'étranger,
- plusieurs produits.
L'examen préalable est donc considérablement plus large.
L'investisseur peut s'attendre à une gouvernance d'entreprise professionnelle et à une documentation détaillée.
Vérification préalable en vue d'une acquisition stratégique
Une acquisition peut impliquer un examen encore plus détaillé, car l'acquéreur peut acquérir le contrôle ou 100 % de l'entreprise.
L'acheteur peut examiner :
- tous les contrats matériels,
- exposition à l'emploi,
- fiscalité historique,
- chaîne de propriété intellectuelle,
- questions réglementaires,
- cybersécurité,
- dispositions relatives au changement de contrôle et
- Risques d'intégration post-clôture.
L'examen juridique d'une acquisition est donc souvent plus approfondi que celui d'un investissement minoritaire initial.
Vérification préalable du fondateur
Les investisseurs effectuent parfois une vérification préalable non seulement sur l'entreprise, mais aussi sur ses fondateurs.
Cela peut inclure l'examen de :
- entreprises précédentes,
- parcours professionnel,
- conflits d'intérêts,
- entreprises concurrentes,
- participations,
- litiges et
- autres questions relatives à l'investissement.
L'étendue de cette mesure doit rester proportionnée à la transaction.
Les fondateurs doivent divulguer rapidement les conflits d'intérêts importants.
Entretiens d'embauche à la direction
La vérification juridique préalable ne se limite pas toujours à la seule base documentaire.
Le conseiller en investissement peut mener des entretiens avec :
- PDG,
- CTO,
- directeur financier,
- Responsable RH,
- personnel de protection des données,
- équipe juridique, ou
- d'autres cadres supérieurs.
L'objectif est de comprendre comment l'entreprise fonctionne réellement.
Des politiques qui n'existent que sur le papier peuvent ne pas satisfaire les investisseurs avertis si les pratiques réelles sont incohérentes.
Le rapport de diligence raisonnable juridique
Le conseiller juridique de l'investisseur peut préparer un rapport de vérification préalable juridique.
Selon la transaction, cela peut être :
- complet,
- axé sur les signaux d'alerte, ou
- limité à des zones spécifiques.
Un rapport d'alerte met généralement l'accent sur les points essentiels plutôt que de résumer chaque document.
Les problèmes peuvent être classés comme suit :
- risque élevé,
- risque moyen,
- faible risque, ou
- informatif.
L'investisseur utilise ensuite ce rapport pour négocier les conditions de la transaction.
Vérification préalable des signaux d'alerte
Les investisseurs en phase d'amorçage privilégient souvent une vérification préalable rigoureuse axée sur les signaux d'alerte.
Au lieu de procéder à une enquête exhaustive sur chaque question juridique, l'avocat se concentre sur les points susceptibles d'avoir une incidence significative :
- évaluation,
- possession,
- statut réglementaire,
- IP,
- litige,
- droits d'investissement, ou
- sortie.
Cette approche peut permettre de réduire les coûts et d'accélérer la transaction.
Vérifications juridiques préalables et futures levées de fonds
Les fondateurs doivent se rappeler que la vérification préalable n'est pas un événement ponctuel.
La start-up peut faire l'objet d'un examen juridique pendant :
- investissement initial,
- Série A,
- Série B,
- investissement stratégique,
- financement bancaire,
- acquisition et
- Préparation de l'introduction en bourse.
Un problème juridique non résolu aujourd'hui peut ressurgir dans chaque transaction future.
La mise en place d'une infrastructure juridique de qualité crée donc de la valeur à long terme.
Gestion juridique entre deux levées de fonds
Après avoir finalisé un investissement, les startups doivent continuer à tenir des registres.
Cela comprend :
- en adoptant correctement les décisions du conseil d'administration,
- tenir les assemblées d'actionnaires requises,
- mise à jour des enregistrements d'actions,
- documenter les changements d'employés,
- enregistrement des transferts IP,
- assurer la conformité en matière de protection de la vie privée,
- examiner les contrats importants, et
- Suivi des évolutions réglementaires.
Attendre l'arrivée du prochain investisseur engendre des risques inutiles.
Erreurs courantes lors de la vérification préalable des startups
Commencer les préparatifs trop tard
Le nettoyage juridique ne commence qu'après la signature de la lettre d'intention.
Salle de données incomplète
Les documents sont téléchargés de manière aléatoire et sans aucune structure.
Tableau de capitalisation incohérent
La propriété des feuilles de calcul diffère de celle des documents légaux.
Attributions de propriété intellectuelle manquantes
Les fondateurs et les indépendants n'ont pas cédé leurs droits.
Ignorer les promesses informelles d'équité
Les anciens employés pourraient avoir des réclamations potentielles.
Problèmes cachés
Des problèmes non divulgués nuisent à la confiance des investisseurs.
Utilisation de contrats génériques
Des risques commerciaux importants n'ont jamais été négociés.
Aucune analyse réglementaire
L'entreprise lance ses activités avant même de déterminer si une autorisation est nécessaire.
Faible conformité à la protection des données
La start-up a copié une politique de confidentialité sans analyser les flux de données réels.
Résolutions d'entreprise manquantes
Les décisions historiques ne peuvent être vérifiées.
Exemple pratique : Vérification préalable d’une startup SaaS
Supposons qu'une société SaaS turque recherche un investissement de série A de 3 millions de dollars.
La société présente le tableau de capitalisation suivant :
Fondateur A : 45 % ;
Fondateur B : 35 %
; Investisseur initial : 20 %
Lors de l'analyse préalable, l'investisseur découvre :
- Le logiciel original a été développé par le fondateur B avant la constitution de la société ;
- Aucune cession de propriété intellectuelle n'a été signée ;
- deux développeurs indépendants ont écrit des parties importantes de la plateforme sans dispositions de transfert appropriées ;
- Un ancien conseiller possède un courriel promettant 2 % ;
- L'entreprise transfère des données clients à des fournisseurs de cloud étrangers sans structure de transfert documentée.
L'investisseur peut exiger les conditions suivantes avant la clôture :
- Le fondateur B cède la propriété intellectuelle concernée à la société
- Les indépendants réalisent des missions de confirmation en matière de propriété intellectuelle,
- la réclamation du conseiller est réglée ou clarifiée juridiquement,
- Le tableau de capitalisation est mis à jour
- Les transferts internationaux de données sont encadrés juridiquement.
L'investissement peut encore avoir lieu.
Mais les lacunes juridiques de l'entreprise ont engendré des coûts et des retards supplémentaires.
Exemple pratique : Start-up Fintech
Supposons qu'une startup fintech lève des fonds d'amorçage.
Les fondateurs décrivent l'entreprise comme suit :
« Une plateforme logicielle qui met en relation les clients et les prestataires de services financiers. »
Lors de son audit réglementaire, l'investisseur découvre que la société elle-même reçoit et transfère les fonds des clients.
Cela pourrait soulever des questions quant à savoir si la start-up exerce une activité réglementée.
L'investisseur peut exiger :
- un avis réglementaire détaillé,
- restructuration des flux de paiement,
- coopération avec un fournisseur agréé, ou
- obtenir l'autorisation nécessaire.
Cela démontre pourquoi la vérification préalable juridique peut affecter le modèle d'entreprise lui-même.
Exemple pratique : Conflit entre fondateurs
Deux fondateurs sont initialement propriétaires :
Fondateur A : 50 %
Fondateur B : 50 %
Le fondateur B quitte ses fonctions après six mois.
Il n'existe aucun accord d'acquisition de droits.
Le fondateur B conserve 50 %.
Trois ans plus tard, le fondateur A lève des fonds lors d'un tour de table de série A.
L'investisseur découvre qu'un ancien fondateur inactif détient toujours la moitié de l'entreprise.
L'investisseur peut refuser de poursuivre le projet tant que la structure de propriété n'est pas résolue.
À ce stade, le fondateur B pourrait disposer d'un important pouvoir de négociation, car l'entreprise a désormais une valeur considérable.
Ce problème aurait pu être résolu par l'acquisition de droits d'acquisition par le fondateur dès la constitution de la société.
Pourquoi la vérification préalable juridique est précieuse pour les fondateurs
Bien que les fondateurs perçoivent parfois la vérification préalable comme un obstacle, ce processus peut leur être bénéfique.
Cela pourrait révéler :
- contrats manquants,
- faible propriété intellectuelle,
- risques liés à l'emploi,
- questions réglementaires,
- problèmes de protection des données,
- défauts d'entreprise et
- Incohérences dans le tableau de capitalisation.
Corriger ces problèmes peut permettre à la startup :
- plus facile à financer,
- plus facile à vendre,
- géré de manière plus professionnelle,
- plus attractif pour les entreprises clientes, et
- mieux préparé à l'expansion internationale.
La vérification préalable juridique peut donc servir de bilan de santé pour l'entreprise.
Combien de temps dure une vérification préalable juridique pour une startup ?
Il n'y a pas de période fixe.
La durée dépend de :
- taille de l'entreprise,
- valeur de la transaction,
- industrie,
- organisation des documents,
- nombre de filiales,
- complexité réglementaire,
- les attentes des investisseurs, et
- gravité des problèmes identifiés.
Une jeune entreprise en phase de démarrage, disposant de documents bien organisés, peut mener à bien son audit préalable relativement rapidement.
Une entreprise réglementée avec :
- filiales étrangères,
- des centaines d'employés,
- litiges importants, et
- IP complexe
Cela pourrait nécessiter beaucoup plus de temps.
Le moyen le plus simple de raccourcir le processus est de se préparer avant que l'investisseur ne commence.
Comment les fondateurs peuvent-ils accélérer le processus de vérification préalable ?
Les fondateurs peuvent améliorer l'efficacité en :
- maintenir une salle de données organisée,
- désigner un seul contact pour la transaction,
- répondre aux questions avec précision,
- éviter les documents en double,
- fournir des tableaux de capitalisation clairs,
- préparation de résumés des litiges,
- identifier rapidement les documents manquants, et
- informer immédiatement les avocats des risques connus.
Tenter de répondre à chaque question de mémoire est inefficace.
De bons registres permettent de réduire les coûts de transaction.
Les startups doivent-elles mener leur propre vérification préalable juridique ?
Avant une levée de fonds importante, une start-up peut procéder à une vérification préalable des fournisseurs ou à un examen juridique interne.
Cela permet de déceler les problèmes avant même que les investisseurs ne les découvrent.
Les zones concernées peuvent inclure :
- tableau de capitalisation,
- IP,
- contrats,
- emploi,
- protection des données,
- statut réglementaire et
- litige.
La start-up peut alors corriger ses faiblesses dans un environnement contrôlé.
Ceci est particulièrement précieux avant :
- Série A,
- investissement stratégique important,
- collecte de fonds internationale, ou
- Vente de l'entreprise.
Conclusion
La vérification juridique préalable est une étape centrale des opérations d'investissement dans les startups en Turquie.
Elle permet aux investisseurs de déterminer si la structure juridique de la start-up soutient sa valeur commerciale.
L'analyse porte généralement sur :
- structure d'entreprise,
- tableau de capitalisation,
- droits de fondateur,
- tours d'investissement précédents,
- propriété intellectuelle,
- emploi,
- accords commerciaux,
- protection des données,
- conformité réglementaire,
- litige,
- dette,
- impôts et
- transactions entre parties liées.
Pour les startups technologiques, les questions les plus importantes concernent souvent :
À qui appartient l'entreprise ?
À qui appartient cette technologie ?
L'entreprise peut-elle légalement exploiter son modèle commercial ?
Quelles sont les dettes existantes ?
L'investisseur peut-il obtenir les droits de propriété et de gouvernance promis lors de la clôture de la transaction ?
Une start-up qui ne peut pas répondre clairement à ces questions risque de subir des retards, des réductions de valorisation ou des conditions d'investissement.
La meilleure solution consiste donc à se préparer avant le début de la collecte de fonds.
Les fondateurs doivent veiller à ce que :
- un tableau de capitalisation propre,
- relations entre fondateurs dûment documentées,
- propriété intellectuelle claire,
- contrats de travail et de prestation de services valides,
- documents d'entreprise organisés,
- documentation appropriée en matière de protection de la vie privée,
- conformité réglementaire et
- Des registres transparents des litiges et des responsabilités.
Les vérifications juridiques préalables ne doivent pas commencer dès le téléchargement de la première liste de demandes par un investisseur.
Pour une start-up gérée de manière professionnelle, la préparation aux vérifications préalables devrait faire partie intégrante de la gouvernance d'entreprise courante.
Une startup qui investit dès le départ dans une infrastructure juridique est généralement plus facile à financer, plus facile à développer et plus facile à vendre.
Pour les fondateurs recherchant des investissements institutionnels en Turquie, la préparation juridique peut donc devenir un véritable avantage concurrentiel.
Avertissement légal : Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique, fiscal, financier ou d’investissement. L’étendue des vérifications juridiques nécessaires varie selon la forme juridique de l’entreprise, son secteur d’activité, sa taille, son stade de développement, sa structure actionnariale et les conditions de la transaction. Les startups, leurs fondateurs et les investisseurs sont invités à consulter un avocat spécialisé pour obtenir des conseils adaptés à chaque opération d’investissement.
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